Mathieu Bock-Côté – Telegram
Mathieu Bock-Côté
7 subscribers
35 photos
1 video
142 links
Sociologue (Ph.D) et chroniqueur. Journal de Montréal, Figaro, LCN, Qub, CNEWS, Europe 1. Réputé pour parler lentement.
Download Telegram
Face à Bock-Côté, sur CNEWS, c'est à 19h, c'est maintenant !
Merci merci !
Ce soir, 4 octobre, 19h, sur CNEWS, à Face à Bock-Côté, j'aurai le grand bonheur de recevoir Étienne-Alexandre Beauregard. Au plaisir de vous retrouver.
Face à Bock-Côté, sur CNEWS, c'est à 19h, c'est maintenant !
Vive le Québec libre!
Vive l'indépendance!

Il y a 30 ans, le 30 octobre 1995, se tenait le deuxième référendum sur l'indépendance du Québec. J’avais 15 ans, et je m’en souviens comme si c’était hier. On disait quelques mois avant le vote que les Québécois n'avaient plus d'intérêt pour la question nationale. Ils furent pourtant 94% à se rendre aux urnes. Les Québécois étaient manifestement intéressés à leur avenir comme peuple. 61% des Québécois francophones ont alors voté Oui – le Oui, on s’en souvient, a obtenu au final 49,4%. Mais la stratégie de verrouillage démographique mise en place par Ottawa, conjugué à la fraude menée par le gouvernement fédéral, qui n’a respecté en rien le cadre démocratique québécois. Le régime fédéral est alors parvenu à voler le référendum. Les Québécois ont pris cette défaite durement. Ils se sont détournés pendant de nombreuses années de la question nationale, avant d’y revenir par le chemin de la question identitaire, et en faisant encore une fois l’expérience de l’échec de l’autonomisme. Il n’y a pas de Québec fort dans un Canada uni – il n’y aura même plus de Québec tout court, dans la mesure où le Canada fait tout pour transformer le peuple québécois en simple population canadienne bilingue du Québec. Nous voyons ce qui nous attend dans un Canada qui n’est pas notre pays, et qui le sera au fil des ans de moins en moins. Les Québécois reprennent donc le chemin de l’indépendance, 30 ans plus tard, et nous savons qu’il y aura dans les années à venir un troisième référendum. Et nous le gagnerons. Et le Québec deviendra enfin un pays.
Merci merci, chers amis !
J'étais de passage à la radio de Radio-Canada, chez Alain Gravel, pour parler de mon livre Les deux Occidents.
---
Entrevue avec Mathieu Bock-Côté, pour la sortie de son livre Les Deux Occidents ici.radio-canada.ca/ohdio/premiere
Ce soir, 8 novembre, 19h, à Face à Bock-Côté, sur CNEWS, j'aurai le grand plaisir de recevoir Charles Gave.
https://t.co/W3hpBRC3ui
Quelques rappels à propos de René Lévesque à propos de ceux qui en parlent sans le connaître :)

---

René Lévesque sur l’immigration, l’identité et deux ou trois autres détails | JDM
Devinette. Quel homme politique québécois a tenu avant le référendum de 1980 ces propos très très identitaires?

L'intervieweur demande à cet homme politique ce qui se passerait si le camp du Oui obtenait 48% au référendum.

Voici la réponse de cet homme politique.

«J’aime quasiment mieux ne pas y penser...Ça, ce serait un peu dangereux... Parce que tout ce qui flotte autour de 45-50% veut nécessairement dire qu’il y a une majorité francophone qui a voté oui. Moi, j’aimerais mieux que la majorité francophone (avec un certain nombre de concitoyens anglophones, parce qu’il y en a quand même qui sont avec nous, surtout chez les jeunes) emporte le oui complètement. Sinon, ce serait, disons, difficile à avaler. Ça voudrait dire qu’une majorité francophone s’est clairement exprimée pour le oui, mais qu’elle a été bloquée par une minorité. Et même si c’est les règles du jeu ... C’est pour ça qu’on va travailler d’arrache-pied pour avoir 50% et plus ... »

Si si, vous le savez.

Il s'agit de René Lévesque.

Qui sur ce sujet, dit exactement la même chose que J. Parizeau en 1995 :)