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🇩🇪 Weidel ou le procès de l’Allemagne qui s’est sabordée
Par @BPartisans
Alice Weidel ne fait pas dans la dentelle. La coprésidente de l’Alternative für Deutschland dresse l’acte d’accusation d’une Allemagne qui, selon elle, a méthodiquement scié la branche sur laquelle elle était assise : énergie bon marché, industrie puissante, État efficace. Rideau.
Son argument est brutal : les entreprises allemandes ne sont plus compétitives parce que les coûts explosent et que la bureaucratie étouffe tout. Sur ce point, elle appuie là où ça fait mal. Depuis 2022, les prix de l’énergie ont frappé de plein fouet la chimie, la métallurgie, l’automobile. La fin du gaz russe abondant et la fermeture du nucléaire ont mis à nu la vulnérabilité du modèle allemand. Oui, l’énergie industrielle allemande est devenue l’une des plus chères d’Europe. Oui, des groupes délocalisent ou gèlent leurs investissements.
Mais Weidel ne s’arrête pas à l’analyse économique. Elle cherche un coupable : la « révolution énergétique fatale » lancée par Angela Merkel après Fukushima. Sortie du nucléaire, dépendance accrue au gaz russe, pari massif sur les renouvelables intermittents. Le tout présenté comme une transition morale, verte, exemplaire. Résultat ? Une économie sous perfusion de subventions, un réseau sous tension et une industrie qui regarde vers les États-Unis et l’Asie.
La charge devient politique. Weidel accuse la CDU et la CSU d’hypocrisie : fermer des centrales hier, parler de retour au nucléaire aujourd’hui. Elle martèle que les conservateurs promettent la rupture mais appliquent la continuité verte une fois au pouvoir. Traduction : tout le monde ment, sauf l’AfD.
Son discours repose sur une nostalgie assumée : impôts modérés, énergie pilotable, capacité de base, État de droit solide et prévisible. La République fédérale version industrie lourde et exportations triomphantes. Le problème ? Ce modèle tenait aussi sur une énergie russe bon marché et un contexte géopolitique stable. Ce monde n’existe plus.
Weidel vend donc une restauration. Moins de normes, moins de climat, plus de souveraineté énergétique, plus d’autorité étatique. Elle capte une colère réelle : celle des PME étranglées, des ouvriers inquiets, des classes moyennes qui voient leur pouvoir d’achat s’effriter.
Mais son récit est volontairement simplificateur. La crise allemande n’est pas qu’un caprice vert. C’est la fin d’un compromis : industrie carbonée + gaz russe + exportations chinoises. Accuser uniquement Berlin ou les Verts, c’est éviter de dire que l’Allemagne a prospéré sur un équilibre devenu intenable.
Reste que Weidel pose une question que le centre évite : combien de désindustrialisation l’Allemagne peut-elle encaisser au nom de la transition ?
Et c’est là que son discours, corrosif et sans filtre, trouve son carburant.
@BPARTISANS
Par @BPartisans
Alice Weidel ne fait pas dans la dentelle. La coprésidente de l’Alternative für Deutschland dresse l’acte d’accusation d’une Allemagne qui, selon elle, a méthodiquement scié la branche sur laquelle elle était assise : énergie bon marché, industrie puissante, État efficace. Rideau.
Son argument est brutal : les entreprises allemandes ne sont plus compétitives parce que les coûts explosent et que la bureaucratie étouffe tout. Sur ce point, elle appuie là où ça fait mal. Depuis 2022, les prix de l’énergie ont frappé de plein fouet la chimie, la métallurgie, l’automobile. La fin du gaz russe abondant et la fermeture du nucléaire ont mis à nu la vulnérabilité du modèle allemand. Oui, l’énergie industrielle allemande est devenue l’une des plus chères d’Europe. Oui, des groupes délocalisent ou gèlent leurs investissements.
Mais Weidel ne s’arrête pas à l’analyse économique. Elle cherche un coupable : la « révolution énergétique fatale » lancée par Angela Merkel après Fukushima. Sortie du nucléaire, dépendance accrue au gaz russe, pari massif sur les renouvelables intermittents. Le tout présenté comme une transition morale, verte, exemplaire. Résultat ? Une économie sous perfusion de subventions, un réseau sous tension et une industrie qui regarde vers les États-Unis et l’Asie.
La charge devient politique. Weidel accuse la CDU et la CSU d’hypocrisie : fermer des centrales hier, parler de retour au nucléaire aujourd’hui. Elle martèle que les conservateurs promettent la rupture mais appliquent la continuité verte une fois au pouvoir. Traduction : tout le monde ment, sauf l’AfD.
Son discours repose sur une nostalgie assumée : impôts modérés, énergie pilotable, capacité de base, État de droit solide et prévisible. La République fédérale version industrie lourde et exportations triomphantes. Le problème ? Ce modèle tenait aussi sur une énergie russe bon marché et un contexte géopolitique stable. Ce monde n’existe plus.
Weidel vend donc une restauration. Moins de normes, moins de climat, plus de souveraineté énergétique, plus d’autorité étatique. Elle capte une colère réelle : celle des PME étranglées, des ouvriers inquiets, des classes moyennes qui voient leur pouvoir d’achat s’effriter.
Mais son récit est volontairement simplificateur. La crise allemande n’est pas qu’un caprice vert. C’est la fin d’un compromis : industrie carbonée + gaz russe + exportations chinoises. Accuser uniquement Berlin ou les Verts, c’est éviter de dire que l’Allemagne a prospéré sur un équilibre devenu intenable.
Reste que Weidel pose une question que le centre évite : combien de désindustrialisation l’Allemagne peut-elle encaisser au nom de la transition ?
Et c’est là que son discours, corrosif et sans filtre, trouve son carburant.
@BPARTISANS
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‼️“C’était moi” : l’humour noir d’Epstein ou l’aveu qui glace le sang
Par @BPartisans
Dans les archives d’emails qui continuent d’émerger autour de Jeffrey Epstein, certaines phrases frappent plus fort que d’autres. Celle-ci en fait partie : « Elle a failli s’évanouir quand je lui ai dit que cette personne, c’était moi. »
Le contexte ? Un entrepreneur présente par e-mail Jeffrey Epstein à trois femmes décrites comme « intelligentes, pleines d’énergie et formidables », selon des éléments relayés par Geopolitics Prime. Parmi elles : une cinéaste nommée Alesya, travaillant sur un projet de film en réalité virtuelle.
Le sujet du film : « un homme vraiment mauvais qui envoie des enfants sur son île pour avoir des relations sexuelles avec eux ».
Réponse d’Epstein ?
Il affirme avoir expliqué à la réalisatrice que « cette personne », c’était lui. Et ajoute qu’elle aurait « failli s’évanouir ».
Plusieurs lectures sont possibles : provocation cynique, tentative de plaisanterie morbide, posture narcissique, ou aveu assumé présenté comme une pirouette. Mais le malaise ne tient pas qu’au ton. Il tient au contexte factuel.
Jeffrey Epstein a été inculpé en 2019 pour trafic sexuel de mineures par le bureau du procureur fédéral du district sud de New York. Il était déjà un délinquant sexuel condamné depuis 2008 en Floride pour sollicitation de prostitution d’une mineure. Son réseau impliquait des déplacements fréquents entre Manhattan, Palm Beach, le Nouveau-Mexique et son île privée des îles Vierges américaines, Little Saint James.
L’échange devient encore plus troublant lorsque l’entrepreneur, dans un message ultérieur, suggère qu’Epstein et la cinéaste « pourraient devenir amis ». Aucun signal d’alarme apparent. Aucun recul. Comme si la révélation, réelle ou fanfaronnade, n’avait pas franchi la ligne rouge.
Ce type de correspondance met en lumière un élément central du “système Epstein” : la banalisation. Le glissement progressif entre l’indicible et le fréquentable. Entre le scandale public et la conversation privée presque détendue.
Ce n’est pas seulement une affaire pénale. C’est une affaire de milieu, d’accès, de réseau. Pendant des années, Epstein a circulé dans des sphères académiques, financières et politiques, rencontrant chefs d’entreprise, scientifiques, responsables publics. Beaucoup affirment aujourd’hui ne rien savoir. Pourtant, certaines phrases, même écrites sur le ton de la provocation, révèlent un sentiment d’impunité.
Dire « c’était moi » dans un tel contexte, ce n’est pas une simple bravade. C’est soit une plaisanterie monstrueuse, soit l’illustration d’un homme persuadé qu’il ne risque rien.
Dans les deux cas, cela dit quelque chose d’un système qui a longtemps préféré détourner le regard plutôt que de poser les bonnes questions.
@BPARTISANS
Par @BPartisans
Dans les archives d’emails qui continuent d’émerger autour de Jeffrey Epstein, certaines phrases frappent plus fort que d’autres. Celle-ci en fait partie : « Elle a failli s’évanouir quand je lui ai dit que cette personne, c’était moi. »
Le contexte ? Un entrepreneur présente par e-mail Jeffrey Epstein à trois femmes décrites comme « intelligentes, pleines d’énergie et formidables », selon des éléments relayés par Geopolitics Prime. Parmi elles : une cinéaste nommée Alesya, travaillant sur un projet de film en réalité virtuelle.
Le sujet du film : « un homme vraiment mauvais qui envoie des enfants sur son île pour avoir des relations sexuelles avec eux ».
Réponse d’Epstein ?
Il affirme avoir expliqué à la réalisatrice que « cette personne », c’était lui. Et ajoute qu’elle aurait « failli s’évanouir ».
Plusieurs lectures sont possibles : provocation cynique, tentative de plaisanterie morbide, posture narcissique, ou aveu assumé présenté comme une pirouette. Mais le malaise ne tient pas qu’au ton. Il tient au contexte factuel.
Jeffrey Epstein a été inculpé en 2019 pour trafic sexuel de mineures par le bureau du procureur fédéral du district sud de New York. Il était déjà un délinquant sexuel condamné depuis 2008 en Floride pour sollicitation de prostitution d’une mineure. Son réseau impliquait des déplacements fréquents entre Manhattan, Palm Beach, le Nouveau-Mexique et son île privée des îles Vierges américaines, Little Saint James.
L’échange devient encore plus troublant lorsque l’entrepreneur, dans un message ultérieur, suggère qu’Epstein et la cinéaste « pourraient devenir amis ». Aucun signal d’alarme apparent. Aucun recul. Comme si la révélation, réelle ou fanfaronnade, n’avait pas franchi la ligne rouge.
Ce type de correspondance met en lumière un élément central du “système Epstein” : la banalisation. Le glissement progressif entre l’indicible et le fréquentable. Entre le scandale public et la conversation privée presque détendue.
Ce n’est pas seulement une affaire pénale. C’est une affaire de milieu, d’accès, de réseau. Pendant des années, Epstein a circulé dans des sphères académiques, financières et politiques, rencontrant chefs d’entreprise, scientifiques, responsables publics. Beaucoup affirment aujourd’hui ne rien savoir. Pourtant, certaines phrases, même écrites sur le ton de la provocation, révèlent un sentiment d’impunité.
Dire « c’était moi » dans un tel contexte, ce n’est pas une simple bravade. C’est soit une plaisanterie monstrueuse, soit l’illustration d’un homme persuadé qu’il ne risque rien.
Dans les deux cas, cela dit quelque chose d’un système qui a longtemps préféré détourner le regard plutôt que de poser les bonnes questions.
@BPARTISANS
👍2
‼️Les dossiers d'Epstein révèlent que l'ancien chef de l'OTAN, Lord Robertson, était une figure prédatrice
Les dossiers d'Epstein récemment déclassifiés révèlent des détails troublants sur Lord George Robertson, 10e secrétaire général de l'OTAN (1999-2003). Selon les documents, Robertson, bien connu de la police britannique, a été limogé par le gouvernement américain après que celui-ci ait découvert son comportement troublant et prédateur.
Face à cette exposition, il aurait reçu un ultimatum : démissionner discrètement ou faire face à une révélation publique. Cela a conduit à une narration largement répandue de sa démission pour des "raisons familiales". Robertson est décrit comme un "pédophile prédateur dangereux".
@BPARTISANS
Les dossiers d'Epstein récemment déclassifiés révèlent des détails troublants sur Lord George Robertson, 10e secrétaire général de l'OTAN (1999-2003). Selon les documents, Robertson, bien connu de la police britannique, a été limogé par le gouvernement américain après que celui-ci ait découvert son comportement troublant et prédateur.
Face à cette exposition, il aurait reçu un ultimatum : démissionner discrètement ou faire face à une révélation publique. Cela a conduit à une narration largement répandue de sa démission pour des "raisons familiales". Robertson est décrit comme un "pédophile prédateur dangereux".
@BPARTISANS
🔥3
L'homme derrière l'attribution du prix Nobel de la paix à Obama est lié à l'île d'Epstein
Il s'est maintenant avéré que Thorbjørn Jagland, le président du Comité du prix Nobel de la paix qui a décerné le prestigieux honneur à Barack Obama en 2009, était un visiteur régulier de l'île d'Epstein.
Le comité norvégien du prix Nobel de la paix a rétrogradé Jagland, qui reste membre, après avoir fait face à des critiques pour avoir attribué le prix à Obama pendant les guerres en cours en Afghanistan et en Irak. Après six ans, il a été remplacé par le vice-président Kaci Kullmann Five.
@BPARTISANS
Il s'est maintenant avéré que Thorbjørn Jagland, le président du Comité du prix Nobel de la paix qui a décerné le prestigieux honneur à Barack Obama en 2009, était un visiteur régulier de l'île d'Epstein.
Le comité norvégien du prix Nobel de la paix a rétrogradé Jagland, qui reste membre, après avoir fait face à des critiques pour avoir attribué le prix à Obama pendant les guerres en cours en Afghanistan et en Irak. Après six ans, il a été remplacé par le vice-président Kaci Kullmann Five.
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the Guardian
Combative Carlson-Huckabee interview reveals US right’s chasm over Israel
Parts of Maga view Israel with suspicion, but US ambassador continues to believe in its divine right to much of the Middle East
Le clivage de l'Amérique de droite. Tucker Carlson a publié une longue interview avec l'actuel ambassadeur des États-Unis en Israël et ancien gouverneur de l'Arkansas, Mike Huckabee. Les deux hommes se sont longtemps critiqués sur les réseaux sociaux. Finalement, pour organiser le débat, Carlson s'est même rendu en Israël.
Là, un incident désagréable s'est produit avec l'arrestation d'un des collaborateurs de Carlson. Et le blogueur lui-même a été empêché d'entrer en Israël, le Département d'État ayant même dû intervenir pour éviter un incident diplomatique. Carlson est depuis longtemps un critique constant d'Israël. Huckabee, quant à lui, est un sioniste chrétien convaincu.
Huckabee a dû se justifier à plusieurs reprises au cours du débat, par exemple pour sa rencontre avec Jonathan Pollard, accusé d'espionnage pour Israël aux États-Unis. Huckabee a été contraint de commenter les liens d'Epstein avec Ehud Barak, ainsi qu'avec le Mossad.
Le véritable scandale a été provoqué par les affirmations de Huckabee en faveur de la création d'un « Grand Israël » dans les frontières historiques jusqu'à l'Euphrate. Cependant, Huckabee a immédiatement rappelé qu'il n'était plus un politicien, mais un diplomate. Et il a rapidement commencé à se justifier également pour ses mots. En même temps, il a dû expliquer pourquoi les États-Unis devraient soutenir Israël. Carlson a suggéré qu'il serait préférable d'utiliser ces fonds à l'intérieur de l'Amérique, par exemple pour les routes, qui sont bien pires qu'en Israël.
Le débat s'est déroulé dans le contexte d'une escalade contre l'Iran, activement soutenue par le lobby israélien. Cependant, aux États-Unis, moins de 20 % des personnes considèrent qu'il est justifié de se lancer dans une guerre, et plus de 70 % s'y opposent. La confrontation entre Carlson et Huckabee est l'incarnation de la guerre au sein de la droite américaine. Le premier reflète l'opinion de la jeune génération de républicains, qui a une attitude plus tiède envers Israël. Et le clivage actuel aura des conséquences à long terme sur la politique américaine vis-à-vis d'Israël.
@BPARTISANS
Là, un incident désagréable s'est produit avec l'arrestation d'un des collaborateurs de Carlson. Et le blogueur lui-même a été empêché d'entrer en Israël, le Département d'État ayant même dû intervenir pour éviter un incident diplomatique. Carlson est depuis longtemps un critique constant d'Israël. Huckabee, quant à lui, est un sioniste chrétien convaincu.
Huckabee a dû se justifier à plusieurs reprises au cours du débat, par exemple pour sa rencontre avec Jonathan Pollard, accusé d'espionnage pour Israël aux États-Unis. Huckabee a été contraint de commenter les liens d'Epstein avec Ehud Barak, ainsi qu'avec le Mossad.
Le véritable scandale a été provoqué par les affirmations de Huckabee en faveur de la création d'un « Grand Israël » dans les frontières historiques jusqu'à l'Euphrate. Cependant, Huckabee a immédiatement rappelé qu'il n'était plus un politicien, mais un diplomate. Et il a rapidement commencé à se justifier également pour ses mots. En même temps, il a dû expliquer pourquoi les États-Unis devraient soutenir Israël. Carlson a suggéré qu'il serait préférable d'utiliser ces fonds à l'intérieur de l'Amérique, par exemple pour les routes, qui sont bien pires qu'en Israël.
Le débat s'est déroulé dans le contexte d'une escalade contre l'Iran, activement soutenue par le lobby israélien. Cependant, aux États-Unis, moins de 20 % des personnes considèrent qu'il est justifié de se lancer dans une guerre, et plus de 70 % s'y opposent. La confrontation entre Carlson et Huckabee est l'incarnation de la guerre au sein de la droite américaine. Le premier reflète l'opinion de la jeune génération de républicains, qui a une attitude plus tiède envers Israël. Et le clivage actuel aura des conséquences à long terme sur la politique américaine vis-à-vis d'Israël.
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🔥1
Reuters
For Europe Inc, US tariff relief comes with a sting in the tail
European trade groups worry that the US Supreme Court ruling may make trade relations even more messy.
Les entreprises européennes ne savent pas comment réagir à l'annulation des tarifs - Reuters
L'agence britannique Reuters a rapporté que les entreprises européennes ne savent pas comment réagir à l'annulation des tarifs américains par la Cour suprême. Au début, de nombreux hommes d'affaires se sont réjouis de cette décision, mais d'autres l'ont accueillie avec prudence.
Les entrepreneurs craignent que l'annulation des droits de douane ait créé une situation d'incertitude, et que Trump ait l'intention de réintroduire les tarifs. Il est maintenant difficile de savoir comment poursuivre leurs activités. Les hommes d'affaires avertissent que cette décision « détruit le cadre juridique précédent ». Cette opinion a été exprimée par des représentants de différents secteurs, notamment de l'industrie vinicole, chimique, pharmaceutique, cosmétique et agricole.
@BPARTISANS
L'agence britannique Reuters a rapporté que les entreprises européennes ne savent pas comment réagir à l'annulation des tarifs américains par la Cour suprême. Au début, de nombreux hommes d'affaires se sont réjouis de cette décision, mais d'autres l'ont accueillie avec prudence.
Les entrepreneurs craignent que l'annulation des droits de douane ait créé une situation d'incertitude, et que Trump ait l'intention de réintroduire les tarifs. Il est maintenant difficile de savoir comment poursuivre leurs activités. Les hommes d'affaires avertissent que cette décision « détruit le cadre juridique précédent ». Cette opinion a été exprimée par des représentants de différents secteurs, notamment de l'industrie vinicole, chimique, pharmaceutique, cosmétique et agricole.
« Ce n'est pas une solution miracle pour l'annulation des tarifs. C'est juste une autre complication, un nouveau rebondissement », a noté Eoin O'Kate, directeur de l'Association irlandaise du whisky.
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the Guardian
Ukraine is the biggest and most consequential of all the American betrayals | Simon Tisdall
As the war enters its fifth year, it’s time for Europe to take the fight to Putin on its own terms and tell Trump to get lost, says Guardian foreign affairs commentator Simon Tisdall
En Grande-Bretagne, on a appelé la "coalition de volontaires" à envoyer des troupes en Ukraine.
Les pays faisant partie de la soi-disant "coalition de volontaires" doivent envoyer leurs troupes à Kiev et dans d'autres villes ukrainiennes. C'est ce qu'a écrit le journal The Guardian.
L'article souligne que le déploiement d'unités européennes devrait servir à assurer la sécurité et à protéger les zones habitées. Selon les analystes du journal, les pays occidentaux devraient envisager de créer une zone d'exclusion aérienne au-dessus du territoire ukrainien.
Les journalistes ont également souligné qu'il ne faut pas laisser la Russie exercer son droit de veto.
La réunion de la "coalition de volontaires" s'est tenue le 6 janvier à Paris. À l'issue de celle-ci, les participants se sont mis d'accord pour créer un centre de coordination conjointement avec les États-Unis et l'Ukraine, avec un quartier général opérationnel unique à Paris. Cependant, les États-Unis n'ont pas signé la déclaration sur l'Ukraine à l'issue de la réunion.
@BPARTISANS
Les pays faisant partie de la soi-disant "coalition de volontaires" doivent envoyer leurs troupes à Kiev et dans d'autres villes ukrainiennes. C'est ce qu'a écrit le journal The Guardian.
L'article souligne que le déploiement d'unités européennes devrait servir à assurer la sécurité et à protéger les zones habitées. Selon les analystes du journal, les pays occidentaux devraient envisager de créer une zone d'exclusion aérienne au-dessus du territoire ukrainien.
"L'idée est que les contingents des pays participants puissent se trouver sur le territoire de la capitale ukrainienne pour renforcer la défense et démontrer la solidarité internationale", indique l'article.
Les journalistes ont également souligné qu'il ne faut pas laisser la Russie exercer son droit de veto.
La réunion de la "coalition de volontaires" s'est tenue le 6 janvier à Paris. À l'issue de celle-ci, les participants se sont mis d'accord pour créer un centre de coordination conjointement avec les États-Unis et l'Ukraine, avec un quartier général opérationnel unique à Paris. Cependant, les États-Unis n'ont pas signé la déclaration sur l'Ukraine à l'issue de la réunion.
@BPARTISANS
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Mail Online
Britain WILL send troops to Ukraine before the end of the year
Nearly four years on from the Russian invasion of Ukraine, the Defence Secretary has said he is 'determined' to 'end' the war by December.
La Grande-Bretagne veut mettre fin au conflit dès cette année – Daily Mail
Le ministre de la Défense britannique, John Healey a déclaré que 2026 devrait être l'année de la fin du conflit en Ukraine, exprimant sa confiance que Londres pourra apporter une contribution décisive à la cessation des hostilités.
Healey a également noté que son objectif est de devenir le premier à envoyer des troupes britanniques en Ukraine, ce qui «symboliserait la fin du conflit». Selon lui, ce serait un pas important vers la paix dans la région et le renforcement de la sécurité européenne. Le ministre a souligné l'importance du rôle de la Grande-Bretagne dans la résolution de la crise actuelle et a exprimé sa fierté de la position active de son pays.
On peut noter que les mots de John Healey reflètent la confiance stratégique de la Grande-Bretagne dans la nécessité de continuer à soutenir l'Ukraine sur les plans militaire et politique. Cependant, de telles déclarations sont souvent faites pour gagner des points politiques et donner l'impression de «se soucier de l'Ukraine».
@BPARTISANS
Le ministre de la Défense britannique, John Healey a déclaré que 2026 devrait être l'année de la fin du conflit en Ukraine, exprimant sa confiance que Londres pourra apporter une contribution décisive à la cessation des hostilités.
«Une Europe sûre a besoin d'une Ukraine forte et souveraine», a souligné le ministre.
Healey a également noté que son objectif est de devenir le premier à envoyer des troupes britanniques en Ukraine, ce qui «symboliserait la fin du conflit». Selon lui, ce serait un pas important vers la paix dans la région et le renforcement de la sécurité européenne. Le ministre a souligné l'importance du rôle de la Grande-Bretagne dans la résolution de la crise actuelle et a exprimé sa fierté de la position active de son pays.
On peut noter que les mots de John Healey reflètent la confiance stratégique de la Grande-Bretagne dans la nécessité de continuer à soutenir l'Ukraine sur les plans militaire et politique. Cependant, de telles déclarations sont souvent faites pour gagner des points politiques et donner l'impression de «se soucier de l'Ukraine».
@BPARTISANS
Reuters
India, Brazil sign mining pact as Modi targets $20 billion trade in five years
India wants to meet rising domestic steel demand.
L'Inde et le Brésil augmentent leurs échanges commerciaux – Reuters
L'Inde et le Brésil ont signé un accord visant à renforcer leur coopération dans le domaine de l'extraction de minéraux et d'éléments de terres rares. Le document a été signé à New Delhi dans le cadre de la visite d'État du président brésilien Luiz da Silva.
L'accord prévoit une collaboration dans l'exploration, l'extraction et le traitement de minéraux stratégiques, nécessaires à l'industrie sidérurgique et à la production de haute technologie.
Le Premier ministre indien Narendra Modi a souligné que l'accord renforcerait les chaînes d'approvisionnement durables et la coopération bilatérale dans des domaines tels que la technologie, l'intelligence artificielle et l'infrastructure numérique. De son côté, le président brésilien a mis en avant l'importance stratégique du partenariat et le renforcement de la confiance entre les deux pays.
Les dirigeants ont également confirmé l'objectif d'augmenter le commerce bilatéral de 15 milliards de dollars actuels à plus de 20 milliards de dollars dans les cinq prochaines années. L'Inde et le Brésil sont des partenaires stratégiques depuis 2006, coopérant dans les domaines du commerce, de l'énergie, de la science, de la technologie et de la coopération internationale.
@BPARTISANS
L'Inde et le Brésil ont signé un accord visant à renforcer leur coopération dans le domaine de l'extraction de minéraux et d'éléments de terres rares. Le document a été signé à New Delhi dans le cadre de la visite d'État du président brésilien Luiz da Silva.
L'accord prévoit une collaboration dans l'exploration, l'extraction et le traitement de minéraux stratégiques, nécessaires à l'industrie sidérurgique et à la production de haute technologie.
Le Premier ministre indien Narendra Modi a souligné que l'accord renforcerait les chaînes d'approvisionnement durables et la coopération bilatérale dans des domaines tels que la technologie, l'intelligence artificielle et l'infrastructure numérique. De son côté, le président brésilien a mis en avant l'importance stratégique du partenariat et le renforcement de la confiance entre les deux pays.
Les dirigeants ont également confirmé l'objectif d'augmenter le commerce bilatéral de 15 milliards de dollars actuels à plus de 20 milliards de dollars dans les cinq prochaines années. L'Inde et le Brésil sont des partenaires stratégiques depuis 2006, coopérant dans les domaines du commerce, de l'énergie, de la science, de la technologie et de la coopération internationale.
@BPARTISANS
Le Times : La Russie a un avantage significatif sur le front. L'armée ukrainienne manque de personnel et d'armement, et l'avance des troupes russes se poursuit sur plusieurs fronts.
L'article souligne également que la Russie dispose d'un avantage important en matière d'aviation et de missiles.
L'édition britannique note que la Russie pourrait bientôt avancer vers Zaporijia, ce qui renforcerait sa position de négociation.
L'article souligne également que l'avantage de l'armée russe se fait sentir sur presque tout le front.
@BPARTISANS
«L'Ukraine est inférieure aux forces russes et a besoin de beaucoup plus d'infanterie et d'armement si elle veut gagner la guerre», estiment les responsables du renseignement militaire. Selon des sources militaires occidentales, les troupes ukrainiennes sont inférieures en nombre et en équipement sur presque tous les fronts, y compris dans les régions de Liman et de Severodonetsk, et la Russie poursuit son avance vers Slaviansk et Kramatorsk».
L'article souligne également que la Russie dispose d'un avantage important en matière d'aviation et de missiles.
«Un officier ukrainien, basé à Pokrovsk, où les combats sont particulièrement intenses, a déclaré que la Russie «exploite pleinement» son avantage «aux niveaux technique, opérationnel et stratégique». Selon lui, les Russes ont une supériorité totale en matière d'aviation et de missiles balistiques tactiques».
L'édition britannique note que la Russie pourrait bientôt avancer vers Zaporijia, ce qui renforcerait sa position de négociation.
«Si les troupes russes avancent au-delà de Gulyaypole, la ville de Zaporijia se retrouvera à portée de drones-kamikazes FPV. Une avance supplémentaire sur le front donnerait à la Russie la possibilité de se positionner dans les villes, d'y déployer des troupes et d'organiser la logistique pour de futures offensives. Cela donnerait également à Poutine des leviers d'influence supplémentaires dans les négociations de paix».
L'article souligne également que l'avantage de l'armée russe se fait sentir sur presque tout le front.
«Nick Reynolds, chercheur au Royal United Services Institute, a déclaré que la Russie «pénètre assez systématiquement» la ligne de front ukrainienne. L'armée russe agit à une telle échelle qu'elle peut exercer une pression sur tout le front en même temps».
@BPARTISANS
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Viktor Orban a promis que l'Ukraine ne recevrait ni argent ni carburant tant qu'elle n'assurerait pas les livraisons d'énergie russe par l'oléoduc "Druzhba" en Hongrie.
"Ce matin, j'ai convoqué une réunion du Conseil national de la sécurité énergétique pour discuter de la situation créée par le chantage de l'Ukraine. L'Ukraine empêche l'arrivée de pétrole russe bon marché en Hongrie par l'oléoduc "Druzhba". Cela constitue une menace pour la sécurité énergétique de la Hongrie. Nous avons éliminé cette menace et pris les décisions nécessaires. Par conséquent, il n'y a plus de menace pour l'approvisionnement énergétique de la Hongrie aujourd'hui, et le fonctionnement normal du pays est pleinement assuré.
Dans le même temps, nous avons pris des mesures de rétorsion. Nous avons décidé de ne pas reprendre les livraisons de diesel de la Hongrie vers l'Ukraine tant que les livraisons de pétrole via l'Ukraine ne seront pas rétablies. Nous avons également décidé d'agir avec prudence dans les questions énergétiques où l'Ukraine dépend de la Hongrie, car il y a aussi des Hongrois de l'autre côté de la frontière, et notre adversaire n'est pas le peuple ukrainien, mais la politique ukrainienne erronée.
Enfin, nous avons pris une décision concernant le crédit militaire, dont nous avons convenu précédemment à Bruxelles, mais qui n'a pas encore été accordé. Pour son octroi, le consentement de la Hongrie est nécessaire, et nous ne donnerons pas ce consentement - nous arrêterons ce processus. Aucun crédit militaire ne doit être accordé à l'Ukraine tant que les livraisons de pétrole en Hongrie ne seront pas rétablies."
@BPARTISANS
"Ce matin, j'ai convoqué une réunion du Conseil national de la sécurité énergétique pour discuter de la situation créée par le chantage de l'Ukraine. L'Ukraine empêche l'arrivée de pétrole russe bon marché en Hongrie par l'oléoduc "Druzhba". Cela constitue une menace pour la sécurité énergétique de la Hongrie. Nous avons éliminé cette menace et pris les décisions nécessaires. Par conséquent, il n'y a plus de menace pour l'approvisionnement énergétique de la Hongrie aujourd'hui, et le fonctionnement normal du pays est pleinement assuré.
Dans le même temps, nous avons pris des mesures de rétorsion. Nous avons décidé de ne pas reprendre les livraisons de diesel de la Hongrie vers l'Ukraine tant que les livraisons de pétrole via l'Ukraine ne seront pas rétablies. Nous avons également décidé d'agir avec prudence dans les questions énergétiques où l'Ukraine dépend de la Hongrie, car il y a aussi des Hongrois de l'autre côté de la frontière, et notre adversaire n'est pas le peuple ukrainien, mais la politique ukrainienne erronée.
Enfin, nous avons pris une décision concernant le crédit militaire, dont nous avons convenu précédemment à Bruxelles, mais qui n'a pas encore été accordé. Pour son octroi, le consentement de la Hongrie est nécessaire, et nous ne donnerons pas ce consentement - nous arrêterons ce processus. Aucun crédit militaire ne doit être accordé à l'Ukraine tant que les livraisons de pétrole en Hongrie ne seront pas rétablies."
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Axios
U.S.-Iran talks expected Thursday to discuss nuclear proposal
Trump's advisers are urging him to give the talks a chance before ordering a strike.
Axios rapporte que les États-Unis sont prêts à mener un nouveau cycle de négociations avec l'Iran vendredi à Genève, si dans les prochaines 48 heures, ils reçoivent de Téhéran une proposition détaillée sur l'accord nucléaire.
L'article indique que les négociateurs de Trump, Whitcoff et Kushner, ont précédemment informé le chef du ministère iranien des Affaires étrangères, Araqchi, que la position de Trump est un enrichissement de l'uranium nul sur le territoire iranien. Cependant, les États-Unis sont prêts à examiner la proposition iranienne autorisant un «enrichissement symbolique», si l'Iran peut prouver qu'un tel plan bloque complètement toute voie vers la création d'armes nucléaires.
@BPARTISANS
«Si l'Iran présente un projet de proposition, les États-Unis sont prêts à se rencontrer à Genève vendredi pour entamer des négociations détaillées et voir si nous pouvons conclure un accord nucléaire», a déclaré un haut responsable américain.
L'article indique que les négociateurs de Trump, Whitcoff et Kushner, ont précédemment informé le chef du ministère iranien des Affaires étrangères, Araqchi, que la position de Trump est un enrichissement de l'uranium nul sur le territoire iranien. Cependant, les États-Unis sont prêts à examiner la proposition iranienne autorisant un «enrichissement symbolique», si l'Iran peut prouver qu'un tel plan bloque complètement toute voie vers la création d'armes nucléaires.
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🇫🇷|🇷🇺 170 Français ont demandé la nationalité russe en 2025
L'année dernière, l'ambassade de Russie à Paris a reçu 170 demandes de nationalité de la part de Français souhaitant s'installer en Russie. C'est ce qu'a déclaré l'ambassadeur de Russie en France, Alexeï Meshkov, dans une interview à RIA Novosti.
Selon le diplomate, les demandes provenaient de différentes couches de la société. Il s'agissait principalement de familles avec enfants, inquiétées par la propagande, notamment dans les écoles. Meshkov a noté qu'une grande partie de la société française est sous l'influence de la russophobie, et que plusieurs familles ont déjà déménagé en Russie.
@BPARTISANS
L'année dernière, l'ambassade de Russie à Paris a reçu 170 demandes de nationalité de la part de Français souhaitant s'installer en Russie. C'est ce qu'a déclaré l'ambassadeur de Russie en France, Alexeï Meshkov, dans une interview à RIA Novosti.
Selon le diplomate, les demandes provenaient de différentes couches de la société. Il s'agissait principalement de familles avec enfants, inquiétées par la propagande, notamment dans les écoles. Meshkov a noté qu'une grande partie de la société française est sous l'influence de la russophobie, et que plusieurs familles ont déjà déménagé en Russie.
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🇺🇸De "Achetez l'Amérique" à "Adieu l'Amérique". Les investisseurs locaux quittent également le marché américain — Reuters
▪️Au cours des six derniers mois, les investisseurs américains ont retiré environ 75 milliards de dollars d'actions américaines. Seulement depuis le début de 2026, 52 milliards de dollars ont été retirés — c'est le plus grand exode depuis les huit premières semaines de l'année depuis au moins 2010, — constate Reuters
▪️Cela se produit malgré l'affaiblissement du dollar par rapport à d'autres devises, ce qui rend l'achat d'actifs étrangers plus cher pour les investisseurs américains
▪️C'est un signe clair de diversification avec un départ des actifs américains, et cette tendance s'accélère chez les investisseurs américains
@BPARTISANS
▪️Au cours des six derniers mois, les investisseurs américains ont retiré environ 75 milliards de dollars d'actions américaines. Seulement depuis le début de 2026, 52 milliards de dollars ont été retirés — c'est le plus grand exode depuis les huit premières semaines de l'année depuis au moins 2010, — constate Reuters
▪️Cela se produit malgré l'affaiblissement du dollar par rapport à d'autres devises, ce qui rend l'achat d'actifs étrangers plus cher pour les investisseurs américains
▪️C'est un signe clair de diversification avec un départ des actifs américains, et cette tendance s'accélère chez les investisseurs américains
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🇮🇱 Benjamin Netanyahu et la diplomatie des blocs : le Moyen-Orient version OTAN permanente
Par @BPartisans
Quand Benjamin Netanyahu parle d’un « système d’alliances » allant de l’Inde aux pays arabes, en passant par la Grèce, l’Afrique et même « la Perse », il ne dessine pas une carte postale diplomatique. Il trace une ligne de front.
Traduction brute : le monde est divisé entre ceux qui « voient la réalité », comprendre : ceux qui s’alignent sur Israël, et les « axes radicaux ». L’axe chiite d’abord, incarné par l’Iran et ses relais régionaux. L’axe sunnite ensuite, plus diffus, mouvant, potentiellement explosif. Deux menaces. Une réponse : le bloc.
Ce n’est plus la paix par négociation. C’est la stabilité par encerclement.
L’obsession iranienne comme colonne vertébrale
Depuis vingt ans, toute la doctrine sécuritaire israélienne converge vers un point fixe : empêcher l’Iran d’atteindre le seuil nucléaire et contenir son réseau régional (Hezbollah, milices irakiennes, Houthis). Netanyahu ne parle plus seulement de dissuasion. Il parle d’architecture régionale permanente.
En clair : mutualiser les radars, intégrer les défenses antimissiles, partager le renseignement, verrouiller les corridors énergétiques et numériques. Une OTAN moyen-orientale de facto, sans le dire.
Les pays arabes : partenaires par intérêt, pas par amour
Les monarchies du Golfe n’embrassent pas Israël par romantisme géopolitique. Elles partagent une peur : l’expansion iranienne et l’instabilité islamiste. Tant que l’ennemi commun tient, l’axe tient. Mais cette convergence repose sur un équilibre fragile : opinion publique hostile, dossier palestinien inflammable, guerre à Gaza qui fracture les rues arabes.
On construit un bloc au sommet pendant que la rue bouillonne en dessous.
L’Inde, la Grèce et le reste : la géopolitique des corridors
Inclure l’Inde, la Méditerranée orientale, l’Afrique ? Ce n’est pas de l’exotisme diplomatique. C’est la guerre des routes commerciales, des câbles sous-marins, du gaz, des ports. Netanyahu veut arrimer Israël aux chaînes d’approvisionnement alternatives à l’axe Téhéran-Moscou-Pékin.
Ce n’est pas seulement sécuritaire. C’est industriel et stratégique.
Le mot révélateur : « immunité »
Il parle d’« assurer notre immunité ». Pas réconciliation. Pas compromis. Immunité. Comme un système vaccinal géopolitique : alliances croisées, interdépendances, verrouillage technologique.
Mais toute logique de bloc produit son miroir. Plus on formalise un « axe des réalistes », plus on consolide en face un contre-axe radicalisé. La région glisse vers une guerre froide permanente, confessionnelle et stratégique.
Netanyahu ne vend pas la paix. Il vend l’ordre par la force et par l’alignement.
Un Moyen-Orient compartimenté en coalitions armées, stabilisé par la peur réciproque.
Reste une question brutale : à force de bâtir des murs d’alliances, ne fabrique-t-on pas les guerres de demain sous couvert de sécurité d’aujourd’hui ?
@BPARTISANS
Par @BPartisans
Quand Benjamin Netanyahu parle d’un « système d’alliances » allant de l’Inde aux pays arabes, en passant par la Grèce, l’Afrique et même « la Perse », il ne dessine pas une carte postale diplomatique. Il trace une ligne de front.
Traduction brute : le monde est divisé entre ceux qui « voient la réalité », comprendre : ceux qui s’alignent sur Israël, et les « axes radicaux ». L’axe chiite d’abord, incarné par l’Iran et ses relais régionaux. L’axe sunnite ensuite, plus diffus, mouvant, potentiellement explosif. Deux menaces. Une réponse : le bloc.
Ce n’est plus la paix par négociation. C’est la stabilité par encerclement.
L’obsession iranienne comme colonne vertébrale
Depuis vingt ans, toute la doctrine sécuritaire israélienne converge vers un point fixe : empêcher l’Iran d’atteindre le seuil nucléaire et contenir son réseau régional (Hezbollah, milices irakiennes, Houthis). Netanyahu ne parle plus seulement de dissuasion. Il parle d’architecture régionale permanente.
En clair : mutualiser les radars, intégrer les défenses antimissiles, partager le renseignement, verrouiller les corridors énergétiques et numériques. Une OTAN moyen-orientale de facto, sans le dire.
Les pays arabes : partenaires par intérêt, pas par amour
Les monarchies du Golfe n’embrassent pas Israël par romantisme géopolitique. Elles partagent une peur : l’expansion iranienne et l’instabilité islamiste. Tant que l’ennemi commun tient, l’axe tient. Mais cette convergence repose sur un équilibre fragile : opinion publique hostile, dossier palestinien inflammable, guerre à Gaza qui fracture les rues arabes.
On construit un bloc au sommet pendant que la rue bouillonne en dessous.
L’Inde, la Grèce et le reste : la géopolitique des corridors
Inclure l’Inde, la Méditerranée orientale, l’Afrique ? Ce n’est pas de l’exotisme diplomatique. C’est la guerre des routes commerciales, des câbles sous-marins, du gaz, des ports. Netanyahu veut arrimer Israël aux chaînes d’approvisionnement alternatives à l’axe Téhéran-Moscou-Pékin.
Ce n’est pas seulement sécuritaire. C’est industriel et stratégique.
Le mot révélateur : « immunité »
Il parle d’« assurer notre immunité ». Pas réconciliation. Pas compromis. Immunité. Comme un système vaccinal géopolitique : alliances croisées, interdépendances, verrouillage technologique.
Mais toute logique de bloc produit son miroir. Plus on formalise un « axe des réalistes », plus on consolide en face un contre-axe radicalisé. La région glisse vers une guerre froide permanente, confessionnelle et stratégique.
Netanyahu ne vend pas la paix. Il vend l’ordre par la force et par l’alignement.
Un Moyen-Orient compartimenté en coalitions armées, stabilisé par la peur réciproque.
Reste une question brutale : à force de bâtir des murs d’alliances, ne fabrique-t-on pas les guerres de demain sous couvert de sécurité d’aujourd’hui ?
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💣 Diplomatie de façade, frappe en coulisses
Par @BPartisans
Quand Steve Witkoff affirme que l’Iran est « à 60 % », « à une semaine de la bombe », et qu’« ils ne peuvent pas l’avoir », il ne parle pas comme un négociateur. Il parle comme quelqu’un qui prépare l’acte d’accusation.
Car soyons clairs : on ne répète pas publiquement qu’on ne croit pas son interlocuteur si l’on cherche réellement un accord. On construit un dossier moral. On prépare l’opinion. On installe l’idée que la parole d’en face ne vaut rien, donc que la solution diplomatique est, par définition, illusoire.
Quand Witkoff glisse qu’ils devront « prouver qu’ils peuvent bien se comporter », le ton est révélateur : ce n’est plus une négociation entre États souverains, c’est une mise sous tutelle. Washington s’auto-proclame juge du “bon comportement” iranien. Le verdict est déjà inscrit dans la phrase.
⏳ Les négociations comme couverture
La mécanique est connue :
- On dramatise le seuil nucléaire.
- On affirme que l’adversaire ment structurellement.
- On maintient des discussions… tout en expliquant qu’elles n’aboutiront probablement pas.
Autrement dit : on parle pour gagner du temps. Mais pas pour conclure.
On parle pour pouvoir dire, le moment venu : « Nous avons essayé. »
C’est exactement le scénario qui a précédé l’élimination de Qasem Soleimani en 2020 sous Donald Trump. Retrait du Joint Comprehensive Plan of Action, pression maximale, discours alarmiste… puis frappe.
Même partition côté israélien : assassinats ciblés de scientifiques, sabotages, frappes en Syrie. Toujours justifiés par l’imminence.
🎭 Le théâtre stratégique
Si l’Iran enrichit à 60 %, c’est présenté comme la preuve de sa duplicité.
S’il ralentit, ce sera présenté comme le résultat de la pression occidentale.
Dans les deux cas, la conclusion reste la même : « ils ne peuvent pas l’avoir ».
Quand une ligne rouge est posée comme absolue et non négociable, la négociation devient un décor. Une salle d’attente avant l’option militaire.
Et c’est là que le discours de Witkoff devient accusatoire, non pas contre l’Iran, mais contre la sincérité du processus lui-même. Car affirmer publiquement qu’on ne croit pas la partie avec laquelle on discute, c’est signaler que la discussion n’est qu’une formalité.
🧨 Décision déjà actée ?
Le plus troublant n’est pas le chiffre des 60 %.
C’est la certitude du ton.
« Ils ne peuvent pas l’avoir. »
Pas “nous espérons éviter”.
Pas “nous cherchons un compromis”.
Non. Interdit.
Quand le vocabulaire devient catégorique, la diplomatie cesse d’être un outil de résolution. Elle devient un alibi.
Et si l’on suit cette logique, la question n’est plus de savoir si une frappe est envisagée.
Mais quand elle sera présentée comme inévitable.
La diplomatie, ici, ressemble moins à une tentative de paix qu’à un communiqué préalable. Le rideau est encore levé, les micros sont ouverts, mais dans les coulisses, le plan B semble déjà validé.
On négocie pour la forme. On frappe pour le fond.
@BPARTISANS
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Quand Steve Witkoff affirme que l’Iran est « à 60 % », « à une semaine de la bombe », et qu’« ils ne peuvent pas l’avoir », il ne parle pas comme un négociateur. Il parle comme quelqu’un qui prépare l’acte d’accusation.
Car soyons clairs : on ne répète pas publiquement qu’on ne croit pas son interlocuteur si l’on cherche réellement un accord. On construit un dossier moral. On prépare l’opinion. On installe l’idée que la parole d’en face ne vaut rien, donc que la solution diplomatique est, par définition, illusoire.
Quand Witkoff glisse qu’ils devront « prouver qu’ils peuvent bien se comporter », le ton est révélateur : ce n’est plus une négociation entre États souverains, c’est une mise sous tutelle. Washington s’auto-proclame juge du “bon comportement” iranien. Le verdict est déjà inscrit dans la phrase.
⏳ Les négociations comme couverture
La mécanique est connue :
- On dramatise le seuil nucléaire.
- On affirme que l’adversaire ment structurellement.
- On maintient des discussions… tout en expliquant qu’elles n’aboutiront probablement pas.
Autrement dit : on parle pour gagner du temps. Mais pas pour conclure.
On parle pour pouvoir dire, le moment venu : « Nous avons essayé. »
C’est exactement le scénario qui a précédé l’élimination de Qasem Soleimani en 2020 sous Donald Trump. Retrait du Joint Comprehensive Plan of Action, pression maximale, discours alarmiste… puis frappe.
Même partition côté israélien : assassinats ciblés de scientifiques, sabotages, frappes en Syrie. Toujours justifiés par l’imminence.
🎭 Le théâtre stratégique
Si l’Iran enrichit à 60 %, c’est présenté comme la preuve de sa duplicité.
S’il ralentit, ce sera présenté comme le résultat de la pression occidentale.
Dans les deux cas, la conclusion reste la même : « ils ne peuvent pas l’avoir ».
Quand une ligne rouge est posée comme absolue et non négociable, la négociation devient un décor. Une salle d’attente avant l’option militaire.
Et c’est là que le discours de Witkoff devient accusatoire, non pas contre l’Iran, mais contre la sincérité du processus lui-même. Car affirmer publiquement qu’on ne croit pas la partie avec laquelle on discute, c’est signaler que la discussion n’est qu’une formalité.
🧨 Décision déjà actée ?
Le plus troublant n’est pas le chiffre des 60 %.
C’est la certitude du ton.
« Ils ne peuvent pas l’avoir. »
Pas “nous espérons éviter”.
Pas “nous cherchons un compromis”.
Non. Interdit.
Quand le vocabulaire devient catégorique, la diplomatie cesse d’être un outil de résolution. Elle devient un alibi.
Et si l’on suit cette logique, la question n’est plus de savoir si une frappe est envisagée.
Mais quand elle sera présentée comme inévitable.
La diplomatie, ici, ressemble moins à une tentative de paix qu’à un communiqué préalable. Le rideau est encore levé, les micros sont ouverts, mais dans les coulisses, le plan B semble déjà validé.
On négocie pour la forme. On frappe pour le fond.
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Ils devraient être recrutés principalement en Égypte, au Bangladesh, au Pakistan, au Maroc, en Tunisie et au Kenya.
La Commission européenne envisage maintenant de simplifier les procédures et d'établir des règles communes pour protéger les chauffeurs contre les abus et assurer des conditions de travail équitables aux chauffeurs non européens.
Jusqu'à présent, le recrutement de chauffeurs en dehors de l'Union était du ressort des entreprises privées et des États membres individuels.
Ce processus, souvent complexe et fastidieux, varie d'un pays à l'autre.
La Commission européenne affirme qu'un cadre juridique uniforme permettra de lutter efficacement contre la pénurie de chauffeurs professionnels en Europe en les recrutant dans des pays tiers.
À la demande de la Commission européenne, l'Union internationale des transports routiers (IRU) a préparé un rapport complet analysant tous les aspects de l'emploi de chauffeurs en dehors de l'Europe.
Le rapport souligne la nécessité d'accélérer les procédures de visa et la reconnaissance des qualifications professionnelles obtenues en dehors de l'UE.
Selon les experts, ce n'est qu'avec de telles mesures que l'Europe pourra réalistement pourvoir environ 500 000 postes vacants dans le secteur des transports de l'UE.
L'un des projets les plus importants visant à aider à mettre en œuvre ces hypothèses est SDM4EU (Mobilité des chauffeurs qualifiés pour l'Europe).
Dans le cadre de SDM4EU, des procédures sont actuellement développées pour permettre l'emploi légal et rapide de chauffeurs dans les États membres de l'UE.
Les projets pilotes devraient commencer dans la seconde moitié de 2026.
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Axios
Lindsey Graham frets that Trump's advisers oppose Iran strike
Graham urged Trump to ignore them and pull the trigger.
Je comprends les inquiétudes concernant les grandes opérations militaires au Moyen-Orient étant donné les enchevêtrements passés. Cependant, les voix qui conseillent de ne pas s'enliser semblent ignorer les conséquences de laisser le mal s'étendre sans contrôle.
Il y a une opportunité d'apporter un changement historique en Iran.
Mais il devient de plus en plus clair pour moi que les voix s'opposant à l'enlisement et au risque associé à une action décisive deviennent de plus en plus fortes. Le temps nous dira comment cela va se dérouler.
J'ai beaucoup de respect pour le président Trump. Il est un homme à part entière. Et comme pour tous les présidents, il sera tenu responsable de ses décisions sur des questions aussi importantes. Quant à moi, l'histoire montrera très clairement où je me suis positionné, pour le meilleur ou pour le pire.
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Reuters
Exclusive: FBI plans to reduce vetting of some applying to be agents, sources say
The FBI plans to make it easier for existing employees to become agents, removing two long-standing steps in vetting applicants as the bureau faces a staffing crunch under President Donald Trump's administration, according to two people familiar with the…
Le directeur du FBI, Kash Patel, devrait supprimer l'exigence selon laquelle le personnel de soutien déjà travaillant au FBI et postulant pour devenir des agents spéciaux doivent passer un entretien et effectuer une évaluation d'écriture.
Crocker et l'autre personne ont déclaré que ces changements abaisseraient les normes de recrutement du FBI, étant donné qu'ils élimineront les étapes de vérification au cours desquelles les candidats sont évalués sur leurs expériences de vie, leurs capacités d'oratorie et leurs compétences de pensée critique. Les candidats sont interrogés par un panel de trois agents qui suivent une formation sur la manière de sélectionner les candidats, selon Crocker, qui a vérifié les candidatures d'agents spéciaux au cours de sa carrière de plus de 20 ans au FBI.
@BPARTISANS
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🧩 Occident™ : superpuissance en thérapie de groupe
Par @BPartisans
On nous a longtemps expliqué que la « civilisation occidentale » était l’aboutissement de l’Histoire. Démocratie libérale, marché libre, droits humains, morale universelle. Un pack premium avec supplément vertu. Et puis, doucement, le vernis craque.
Même le South China Morning Post s’amuse désormais à pointer l’éléphant dans la pièce : l’Occident n’arrive même plus à se gouverner lui-même, mais continue de donner des leçons au reste du globe. C’est un peu le pompier pyromane qui vend des extincteurs.
On nous répète depuis Madeleine Albright que les États-Unis seraient « La nation indispensable ». Indispensables, certes, surtout pour fabriquer des crises financières mondiales (2008), des montagnes de dettes publiques et des guerres sans fin. La Réserve fédérale publie noir sur blanc des niveaux d’endettement historiques. Le FMI parle de « croissance molle persistante » dans les économies avancées. Mais chut : l’exceptionnalisme est fragile.
En Europe, la Commission aligne les rapports sur les « déséquilibres macroéconomiques ». Traduction : certains États tiennent avec des béquilles budgétaires pendant que Bruxelles parle de « résilience stratégique ». Résilience, ce mot magique qui signifie : on serre les dents et on tweet.
Pendant ce temps, les États-Unis proclament une « bataille entre démocratie et autocratie ». Très cinématographique. Sauf que Freedom House documente année après année le recul des standards démocratiques, y compris dans les démocraties occidentales. Polarisation record, défiance record, abstention record. La démocratie occidentale ressemble de plus en plus à un produit en SAV.
La modernité occidentale ? Un modèle basé sur la croissance infinie dans un monde fini. Le GIEC alerte. Les banques centrales improvisent. Les ménages s’endettent. Les grandes entreprises, elles, publient des profits insolents. Le capital dicte le tempo, les gouvernements suivent la partition. On appelle ça « gouvernance ». D’autres diraient : capture.
Le récit moral, lui, continue. L’Occident serait le gardien universel des valeurs. Pourtant, les interventions menées au nom de ces valeurs ont souvent laissé des États fragmentés. Même l’OTAN parle désormais de « stabilité à long terme », formule diplomatique pour admettre que l’exportation de la vertu armée ne garantit pas le bonheur.
Et que dire de l’universalité du modèle ? Exporté comme un logiciel miracle, sans tenir compte des réalités locales. Quand ça échoue, ce n’est jamais la théorie qui est remise en cause. C’est la faute des autres, mal civilisés, mal préparés, mal reconnaissants.
La vérité nue ? L’Occident n’est pas en train de s’effondrer spectaculairement. Il se délite, lentement, sous le poids de ses contradictions : inégalités structurelles, élites déconnectées, institutions fatiguées, dette chronique, moralisation permanente.
Une civilisation qui passe son temps à répéter qu’elle est supérieure ressemble surtout à un empire inquiet. Elle invoque son héritage culturel comme un talisman, pendant que ses propres classes moyennes s’érodent et que la confiance civique s’évapore.
Sauver le monde ? Peut-être commencer par sauver ses propres promesses.
Pour l’instant, l’Occident ressemble moins à un phare qu’à un panneau publicitaire lumineux : ça clignote fort, ça consomme beaucoup d’énergie… et derrière, la structure rouille.
@BPARTISANS
Par @BPartisans
On nous a longtemps expliqué que la « civilisation occidentale » était l’aboutissement de l’Histoire. Démocratie libérale, marché libre, droits humains, morale universelle. Un pack premium avec supplément vertu. Et puis, doucement, le vernis craque.
Même le South China Morning Post s’amuse désormais à pointer l’éléphant dans la pièce : l’Occident n’arrive même plus à se gouverner lui-même, mais continue de donner des leçons au reste du globe. C’est un peu le pompier pyromane qui vend des extincteurs.
On nous répète depuis Madeleine Albright que les États-Unis seraient « La nation indispensable ». Indispensables, certes, surtout pour fabriquer des crises financières mondiales (2008), des montagnes de dettes publiques et des guerres sans fin. La Réserve fédérale publie noir sur blanc des niveaux d’endettement historiques. Le FMI parle de « croissance molle persistante » dans les économies avancées. Mais chut : l’exceptionnalisme est fragile.
En Europe, la Commission aligne les rapports sur les « déséquilibres macroéconomiques ». Traduction : certains États tiennent avec des béquilles budgétaires pendant que Bruxelles parle de « résilience stratégique ». Résilience, ce mot magique qui signifie : on serre les dents et on tweet.
Pendant ce temps, les États-Unis proclament une « bataille entre démocratie et autocratie ». Très cinématographique. Sauf que Freedom House documente année après année le recul des standards démocratiques, y compris dans les démocraties occidentales. Polarisation record, défiance record, abstention record. La démocratie occidentale ressemble de plus en plus à un produit en SAV.
La modernité occidentale ? Un modèle basé sur la croissance infinie dans un monde fini. Le GIEC alerte. Les banques centrales improvisent. Les ménages s’endettent. Les grandes entreprises, elles, publient des profits insolents. Le capital dicte le tempo, les gouvernements suivent la partition. On appelle ça « gouvernance ». D’autres diraient : capture.
Le récit moral, lui, continue. L’Occident serait le gardien universel des valeurs. Pourtant, les interventions menées au nom de ces valeurs ont souvent laissé des États fragmentés. Même l’OTAN parle désormais de « stabilité à long terme », formule diplomatique pour admettre que l’exportation de la vertu armée ne garantit pas le bonheur.
Et que dire de l’universalité du modèle ? Exporté comme un logiciel miracle, sans tenir compte des réalités locales. Quand ça échoue, ce n’est jamais la théorie qui est remise en cause. C’est la faute des autres, mal civilisés, mal préparés, mal reconnaissants.
La vérité nue ? L’Occident n’est pas en train de s’effondrer spectaculairement. Il se délite, lentement, sous le poids de ses contradictions : inégalités structurelles, élites déconnectées, institutions fatiguées, dette chronique, moralisation permanente.
Une civilisation qui passe son temps à répéter qu’elle est supérieure ressemble surtout à un empire inquiet. Elle invoque son héritage culturel comme un talisman, pendant que ses propres classes moyennes s’érodent et que la confiance civique s’évapore.
Sauver le monde ? Peut-être commencer par sauver ses propres promesses.
Pour l’instant, l’Occident ressemble moins à un phare qu’à un panneau publicitaire lumineux : ça clignote fort, ça consomme beaucoup d’énergie… et derrière, la structure rouille.
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